Liberté de la presse mise à l’épreuve : le journaliste Moussa Nguedmbaye convoqué puis relâché

Ecrit par MEDD TV INFO

janvier 5, 2026

Ndjamena, 5 janvier 2026 — Le directeur de publication du journal Nouvelles.td, Moussa Nguedmbaye, a répondu ce lundi à une convocation du Commissariat central n°2, à la suite d’une plainte déposée contre lui par le commissaire de sécurité publique n°17 (CSP 17), M. Mahmoud Abakoura. En cause : un article de presse dénonçant des pratiques présumées d’extorsion d’argent au sein de ce commissariat.

Selon des sources concordantes, le journaliste a été entendu par les services compétents, tout comme le plaignant, dans le cadre d’une procédure judiciaire en cours. À l’issue de son audition, Moussa Nguedmbaye a été laissé libre, suscitant un soulagement au sein de la corporation médiatique et des organisations de défense des droits humains.

La convocation du journaliste a immédiatement provoqué une mobilisation des médias et des professionnels de l’information, venus nombreux au Commissariat central n°2 pour exprimer leur solidarité à l’un des leurs. Plusieurs associations de journalistes ainsi que des acteurs de la société civile ont dénoncé ce qu’ils considèrent comme une tentative d’intimidation visant à restreindre la liberté de la presse.

Pour le collectif d’avocats assurant la défense du journaliste, l’audition s’est déroulée dans des conditions normales. « Le commissaire plaignant a donné sa version des faits, tout comme le journaliste Moussa Nguedmbaye. L’enquête suit son cours. Notre client est libre de ses mouvements et reste à la disposition de la justice », a déclaré Me Francis Lokouldé, représentant du collectif.

L’Association des médias en ligne du Tchad (AMET), dont Moussa Nguedmbaye est un membre actif, a été la première à réagir à travers un communiqué dénonçant cette interpellation. Elle a appelé à la mobilisation des autres organisations professionnelles de journalistes et des associations de la société civile. Des organisations de défense des droits humains, notamment la CASCHIDO et l’Association pour la promotion des libertés fondamentales au Tchad (APLFT), ont également condamné la démarche, rappelant l’importance du rôle de la presse dans une société démocratique.

Pour ses soutiens, le journaliste n’a fait qu’exercer son devoir d’informer en interpellant les autorités compétentes sur des faits présumés impliquant des agents de sécurité. Ils estiment que toute tentative de judiciarisation du travail journalistique constitue une menace pour la liberté d’expression et le droit du public à l’information.

Cette affaire relance le débat sur la protection des journalistes au Tchad et sur la nécessité de garantir un environnement sûr pour l’exercice du métier, dans le respect des lois et des principes démocratiques.

MEDD TV INFO TCHAD VERT

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