N’Djamena accueille la compagnie BASINGA pour deux spectacles de funambulisme

Deux spectacles gratuits et une création musicale inédite mêlant artistes français et tchadiens sont au programme les 16 et 17 octobre 2026. En parallèle, la compagnie française BASINGA initie des artistes tchadiens à l’art de marcher sur un fil, entre équilibre, concentration et expression corporelle.

N’Djamena s’apprête à vivre deux rendez-vous culturels hors du commun. À l’initiative de l’Institut français du Tchad (IFT), la compagnie française BASINGA propose une découverte du funambulisme à travers deux spectacles exceptionnels, vendredi 16 octobre dans les jardins de l’IFT, puis samedi 17 octobre sur la place de la Nation. Particularité de cette programmation : la funambule Tatiana-Mosio Bongonga sera accompagnée d’une création musicale originale, conçue avec des musiciens tchadiens.

Des artistes tchadiens initiés à l’art du funambulisme

En prélude à ces spectacles, une rencontre avec les médias, accompagnée d’une démonstration des artistes en formation, s’est tenue mercredi 14 octobre dans les jardins de l’Institut français du Tchad. Cette activité a permis de présenter le programme culturel et de mettre en lumière une expérience artistique qui associe apprentissage, découverte et ouverture à de nouvelles pratiques.

Depuis leur arrivée au Tchad, les membres de BASINGA transmettent les bases du funambulisme à des artistes issus de différents univers, notamment la danse contemporaine, le Ballet national et le hip-hop.

Pour Tatiana-Mosio Bongonga, codirectrice artistique de la compagnie, cette masterclass constitue une occasion de développer de nouvelles capacités chez les participants.

« On leur apprend à marcher sur un fil. C’est très intéressant, car cela leur permet de travailler une nouvelle technique, notamment en matière d’attention et de conscience du corps », explique-t-elle au micro de MEDD TV INFO.

Au-delà de l’équilibre physique, cette discipline exige une grande concentration, de la confiance en soi et une capacité à maîtriser ses mouvements. Après seulement une journée et demie de travail, les participants commençaient déjà à intégrer des mouvements dans leur pratique.

L’objectif, selon la codirectrice artistique, est également de permettre à ces artistes d’explorer de nouvelles possibilités d’expression, d’enrichir leur parcours et de nourrir leurs ambitions professionnelles.

Zara Radjimagi : « Cette formation m’a donné confiance »

Parmi les participantes, Zara Radjimagi, artiste tchadienne et interprète en danse contemporaine, découvre une discipline qu’elle ne connaissait pas auparavant.

« Cela fait seulement deux jours que nous avons commencé cette nouvelle discipline. C’est la toute première fois que nous découvrons le funambulisme. Au début, ce n’était pas du tout facile, car cela demande beaucoup de concentration, d’équilibre et de confiance en soi », témoigne-t-elle.

Cette expérience lui a toutefois permis de dépasser certaines appréhensions et d’envisager de nouvelles perspectives artistiques.

« L’avantage que j’ai tiré de cette formation, c’est d’abord la confiance. C’est une discipline qui demande beaucoup de confiance pour pouvoir la pratiquer. Grâce à cette expérience, je me dis que je pourrais, un jour, développer cette technique et l’intégrer autrement dans l’art contemporain et la danse que je pratique », confie-t-elle.

Ce témoignage illustre l’intérêt de cette initiative : au-delà de l’apprentissage d’une nouvelle discipline, elle ouvre des perspectives de création et encourage les artistes tchadiens à explorer d’autres formes d’expression.

Une création musicale entre la France et le Tchad

L’originalité du projet réside également dans sa dimension musicale. Pour les représentations de N’Djamena, BASINGA a choisi de travailler avec son musicien et compositeur David ainsi qu’avec un groupe local afin de créer une musique spécialement conçue pour ces spectacles.

« Nous sommes venus avec notre musicien et compositeur David, que nous avons associé à un groupe local. Ils sont en train de créer une nouvelle musique spécialement pour N’Djamena », souligne Tatiana-Mosio Bongonga.

Cette collaboration donne une dimension supplémentaire à l’événement : le funambulisme ne sera pas seulement une performance visuelle, mais une rencontre entre le mouvement, le son et les sensibilités artistiques.

La compagnie envisage également la possibilité de revenir au Tchad pour proposer un programme de formation plus long, avec des équipements adaptés, afin de permettre aux artistes locaux d’approfondir cette discipline.

Les participants à la masterclass devraient par ailleurs recevoir des attestations délivrées par l’Institut français du Tchad.

Deux rendez-vous pour découvrir le funambulisme

Après la phase d’initiation, place aux spectacles ! La compagnie BASINGA donne rendez-vous au public pour deux représentations exceptionnelles dans la capitale.

Vendredi 16 octobre 2026 à 16 h, la première représentation se tiendra dans les jardins de l’Institut français du Tchad.

Samedi 17 octobre 2026 à 16 h, un second spectacle sera présenté sur la place de la Nation, en partenariat avec la mairie de N’Djamena. Cette représentation est annoncée gratuite et ouverte au public.

À travers cette programmation, l’Institut français du Tchad contribue à la découverte de nouvelles disciplines et favorise les échanges entre artistes de différents horizons.

Pour les N’Djaménois, c’est une invitation à sortir des sentiers habituels et à découvrir une forme d’art où chaque pas exige précision, maîtrise et audace.

Le rendez-vous est donc pris : vendredi dans les jardins de l’IFT, puis samedi sur la place de la Nation. Deux occasions de découvrir le funambulisme et de célébrer la rencontre entre les cultures française et tchadienne.

A lire sur les réseaux sociaux ici 📍👉

🌐🔗 FACEBOOK

Vous pouvez aussi aimer …

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *