Pretoria, Afrique du Sud – En marge de la Conférence internationale sur la gouvernance des plateformes numériques, une consultation stratégique de haut niveau s’est tenue autour des Résolutions 630 et 631 de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP), marquant une étape décisive dans la construction d’un cadre africain de régulation de l’espace numérique.

Organisée sous forme de table ronde, cette rencontre a réuni des personnalités de premier plan, notamment la Rapporteure spéciale sur la liberté d’expression et l’accès à l’information en Afrique, le Directeur général adjoint de la communication de l’UNESCO, la représentante de la Commission européenne, la Vice-présidente du RIARC, Halimé Assadya Ali, ainsi que le représentant du REFRAM, aux côtés de nombreux régulateurs africains et acteurs de la société civile.
Vers un cadre africain de régulation des plateformes numériques
Les échanges ont porté sur les enjeux majeurs liés à la désinformation, à la manipulation de l’information, à la protection des droits numériques et à la responsabilité des plateformes numériques dans l’écosystème informationnel africain.
Conformément à la Résolution 630, les participants ont souligné la nécessité d’élaborer des lignes directrices continentales visant à aider les États africains à mieux encadrer les plateformes numériques, dans le respect des droits fondamentaux, notamment la liberté d’expression, l’accès à l’information et la protection des données personnelles.
Un accent particulier a été mis sur le renforcement de la vérification indépendante des faits (fact-checking), adaptée aux réalités socioculturelles, linguistiques et médiatiques africaines, afin de lutter efficacement contre la désinformation et les contenus trompeurs.
Intégrité de l’information et souveraineté numérique
La consultation a également mis en lumière l’importance stratégique de l’intégrité de l’information comme pilier de la démocratie, de la cohésion sociale et de la stabilité politique sur le continent.
Dans cette perspective, la Résolution 631 s’inscrit dans une dynamique de souveraineté numérique africaine, appelant à une gouvernance des plateformes qui soit inclusive, transparente, participative et fondée sur les droits humains.
Une dynamique continentale en construction
Au-delà des échanges institutionnels, cette rencontre marque une volonté commune de construire une réponse africaine coordonnée aux défis du numérique, en associant régulateurs, organisations internationales, partenaires techniques, médias, chercheurs et société civile.
Cette consultation de Pretoria s’impose ainsi comme une étape structurante dans le processus de mise en œuvre des Résolutions 630 et 631, ouvrant la voie à l’élaboration de politiques publiques, de cadres normatifs et de mécanismes opérationnels pour une gouvernance éthique, responsable et africaine des plateformes numériques.
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