
N’Djamena, 28 septembre 2026 — Le Ministère de la Santé publique et de la Prévention a organisé, ce lundi 28 septembre 2026, à l’Hôtel La Tchadienne, un atelier consacré à la validation des politiques nationales de formation initiale et continue, d’évaluation de la performance et de fidélisation du personnel de santé.

Organisée dans le cadre du Projet d’Appui au Secteur de la Santé au Tchad (PASST3), avec le financement de l’Agence Française de Développement (AFD) et l’appui de l’assistance technique et de la maîtrise d’ouvrage pilotées par Expertise France, cette rencontre a réuni plusieurs cadres du ministère, experts, représentants des structures sanitaires, institutions de formation, ordres professionnels, partenaires techniques et financiers ainsi que d’autres parties prenantes du secteur de la santé.
L’ouverture des travaux a été présidée par M. Ndoumbaye Omy, Directeur adjoint des Ressources et de la Planification, représentant le ministère.

Trois politiques au cœur des échanges
L’atelier porte sur trois domaines considérés comme essentiels pour renforcer durablement les ressources humaines en santé : la formation initiale et continue, l’évaluation de la performance et la fidélisation du personnel de santé.
L’objectif est de parvenir à des documents de politique nationale cohérents et opérationnels, capables d’accompagner les besoins du système de santé tchadien et d’améliorer la qualité des services offerts aux populations.
Dans son discours d’ouverture, M. Ndoumbaye Omy a rappelé que les ressources humaines constituent l’un des principaux piliers d’un système de santé performant.
« Aucune infrastructure, aucun équipement et aucun investissement ne peuvent produire pleinement leurs effets sans des femmes et des hommes bien formés, motivés, performants et durablement engagés au service de la population », a-t-il souligné.
Pour le représentant du ministère, l’enjeu dépasse donc la simple adoption de documents administratifs. Il s’agit de disposer d’outils permettant d’améliorer concrètement la gestion et le développement des compétences du personnel de santé.
Des politiques construites dans une démarche participative
Les travaux engagés par le Ministère de la Santé publique et de la Prévention et le PASST3 ont notamment permis d’analyser les pratiques existantes, d’identifier les acquis et les difficultés, mais également de dégager des orientations adaptées au contexte tchadien.
Selon M. Ndoumbaye Omy, cette démarche a associé différents acteurs du secteur, notamment les directions et services du ministère, les professionnels de santé, les ordres professionnels, les organisations syndicales et les partenaires techniques et financiers.
Il a également rappelé que les projets des trois documents avaient déjà fait l’objet d’un atelier d’élaboration et d’enrichissement, organisé du 22 au 25 juin 2026.
L’étape du 28 septembre constitue ainsi une phase importante du processus : examiner les propositions, recueillir les dernières observations et procéder à la validation des versions finales.
PASST3 : renforcer la gestion des ressources humaines

Prenant la parole, Dr Djabar Hamid, Coordonnateur du PASST3, a salué la mobilisation des différents acteurs ayant contribué à l’élaboration des documents.
Il a particulièrement remercié les experts de la Direction des ressources humaines et l’expert technique international pour leur travail d’analyse et d’accompagnement.
« Votre expertise, votre rigueur et votre engagement ont permis de disposer aujourd’hui de propositions solides, documentées et adaptées aux réalités de notre système de santé », a-t-il déclaré.
Le Coordonnateur du PASST3 a également souligné la contribution des cadres du ministère, des structures de santé, des ordres professionnels, des écoles et institutions de formation ainsi que des partenaires au processus de consultation.
Former, évaluer et fidéliser
Pour les responsables du secteur, les trois politiques soumises à validation sont étroitement liées.
La formation initiale et continue doit permettre au système de santé de disposer de professionnels dont les compétences correspondent aux besoins de la population.
L’évaluation de la performance vise notamment à renforcer la culture du résultat, la responsabilité professionnelle et l’amélioration continue de la qualité des services.
Quant à la fidélisation du personnel, elle doit contribuer à renforcer la motivation, la stabilité et la disponibilité des agents, particulièrement dans les zones où les besoins en ressources humaines sont importants.
Ces trois axes constituent ainsi un même défi : disposer d’un personnel suffisamment formé, accompagné et motivé pour répondre aux besoins sanitaires des populations.
Une étape avant la mise en œuvre
Au terme de l’atelier, l’enjeu sera de disposer de documents consensuels et suffisamment opérationnels pour servir de référence au Ministère de la Santé publique et de la Prévention.
Dr Djabar Hamid a appelé les participants à privilégier des échanges « francs, constructifs et tournés vers l’action », afin que la validation des documents puisse ouvrir la voie à leur mise en œuvre effective.
De son côté, M. Ndoumbaye Omy a invité les participants à faire preuve d’écoute et d’esprit constructif pour parvenir à des politiques « pertinentes et surtout applicables ».
À travers cet atelier, le Ministère de la Santé publique et de la Prévention entend ainsi franchir une nouvelle étape dans l’amélioration de la gestion des ressources humaines en santé, avec un objectif qui reste au cœur de la démarche : contribuer à l’amélioration de la qualité des soins et des services de santé offerts aux populations tchadiennes.
A LIRE L’ARTICLE SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX ICI📍👉
🌐 🔗SANTÉ : le Tchad veut mieux former, évaluer et fidéliser son personnel de santé















0 commentaires