À Séoul, la jeunesse mondiale transforme la mémoire de la guerre en engagement pour la paix

Ecrit par MEDD TV INFO

septembre 27, 2026

De la mémoire du conflit au palais de Gyeongbokgung, 43 pays réunis autour d’un même défi : faire de la paix un héritage vivant

SÉOUL — Et si la paix ne se transmettait pas seulement par les discours, mais aussi par la mémoire, le dialogue et l’action ? C’est autour de cette conviction que des jeunes venus de 43 pays se sont retrouvés à Séoul, du 17 au 19 septembre 2026, dans le cadre du Programme international de la jeunesse pour la paix de HWPL, placé sous le thème : « Nous, l’héritage vivant de la paix ».

Organisé par Heavenly Culture, World Peace, Restoration of Light (HWPL), organisation bénéficiant d’un statut consultatif spécial auprès du Conseil économique et social des Nations unies (ECOSOC), le programme a proposé aux participants un parcours en trois temps : « Découvrir, Apprendre et Agir ».

Se souvenir de la guerre pour mieux comprendre la paix

La première étape a conduit les jeunes au Mémorial de guerre de Corée, un lieu chargé d’histoire où la mémoire des conflits a servi de point de départ aux échanges sur la nécessité de préserver la paix.

À travers la découverte de plusieurs sites historiques et culturels de Séoul, les participants ont été invités à réfléchir aux conséquences humaines et sociales de la guerre, mais également à la responsabilité des générations actuelles dans la construction d’un avenir pacifique.

Cinq mots ont accompagné cette réflexion : Héritage, Respect, Responsabilité, Changement et Harmonie.

L’objectif était de dépasser la simple commémoration pour interroger le rôle que chaque génération peut jouer dans la prévention des conflits et la promotion de la coexistence.

Pour Laisani Sepo, présidente du Conseil national de la jeunesse des Fidji (NYCF), l’engagement en faveur de la paix exige de la persévérance. « Il faut une grande force de volonté pour continuer à avancer malgré les défis et les critiques auxquels nous pouvons être confrontés dans l’édification de la paix », a-t-elle déclaré.

La jeunesse au cœur du dialogue interculturel

La deuxième journée a été consacrée au dialogue et à l’apprentissage. Une table ronde sur le rôle de la jeunesse dans la diffusion d’une culture de paix a permis d’aborder plusieurs enjeux sensibles, notamment l’identité religieuse et ethnique, la prévention des conflits et la coexistence pacifique.

Les échanges ont également porté sur la compréhension des différentes cultures et traditions religieuses à travers une académie internationale sur la paix religieuse.

Pour Andrew Junior Mwima, directeur général de la Mental Health and Anti-Drug Abuse Organisation, la jeunesse ne doit pas être considérée uniquement comme une génération appelée à prendre les responsabilités dans le futur.

« Les jeunes ne sont pas les dirigeants de demain ; nous sommes les dirigeants d’aujourd’hui », a-t-il souligné.

Une affirmation qui place la jeunesse au centre des dynamiques actuelles de prévention des conflits, de dialogue communautaire et de construction de sociétés plus inclusives.

De l’expérience coréenne aux actions dans les communautés

La troisième journée a marqué le passage de la réflexion à l’action. Les participants ont présenté différentes initiatives de paix portées par des jeunes dans leurs régions respectives et ont échangé sur les moyens de les adapter aux réalités de leurs propres pays.

Cette étape leur a également permis d’élaborer leurs plans d’action pour 2027, avec l’ambition de transformer les enseignements tirés de leur séjour en Corée du Sud en initiatives concrètes au sein de leurs communautés.

Pour Kang Tae-ho, secrétaire général de HWPL, la paix doit être pensée comme une responsabilité collective qui dépasse une seule génération.

« La paix n’est pas un héritage que nous héritons, mais un héritage que nous devons transmettre aux générations futures pour toujours », a-t-il déclaré.

Une génération appelée à faire vivre l’héritage de la paix

Au terme de ces trois journées, le programme aura ainsi rapproché mémoire historique, dialogue interculturel et engagement citoyen. Du Mémorial de guerre de Corée aux lieux culturels de Séoul, les jeunes participants ont été invités à regarder l’histoire pour mieux penser l’avenir.

Au-delà des rencontres et des échanges, le véritable enjeu réside désormais dans la capacité de ces jeunes à traduire cette expérience internationale en actions dans leurs pays respectifs.

Car faire de la paix un héritage vivant ne consiste pas uniquement à se souvenir des guerres passées. C’est aussi prévenir les divisions présentes, créer des espaces de dialogue et transmettre aux générations futures une culture fondée sur le respect, la responsabilité et la coexistence.

À Séoul, le message porté par cette jeunesse internationale est donc clair : la paix ne se contente pas d’être commémorée ; elle se construit, se défend et se transmet.

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