N’Djamena, 3 avril 2026 — L’École nationale d’administration (ENA) du Tchad a accueilli, ce vendredi, une conférence-débat consacrée aux variations climatiques, mettant en lumière les défis croissants auxquels fait face la région sahélienne. Animée par le Dr Sylvestre Florence, cette rencontre a rassemblé étudiants, enseignants et acteurs institutionnels autour d’un enjeu désormais incontournable : l’urgence climatique.

Au cœur des échanges, la vulnérabilité accrue du Sahel face aux dérèglements climatiques. Le conférencier a souligné l’irrégularité de plus en plus marquée des précipitations, alternant sécheresses prolongées et pluies intenses, ainsi que la multiplication des phénomènes météorologiques extrêmes. À N’Djamena, ces évolutions se traduisent notamment par un risque accru d’inondations, mettant en péril les populations et les infrastructures.
Le recul et les fluctuations du lac Tchad ont également été évoqués comme des indicateurs majeurs des bouleversements climatiques en cours. Symbole de la fragilité environnementale de la région, ce phénomène illustre les conséquences directes du changement climatique sur les écosystèmes et les moyens de subsistance des populations.
Au-delà du constat, la conférence visait à éveiller les consciences des futurs cadres de l’administration publique. L’accent a été mis sur la ضرورة d’intégrer des stratégies de résilience climatique dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques publiques. Pour le Dr Sylvestre Florence, « il est impératif que les décideurs de demain soient formés et engagés pour anticiper et atténuer les impacts du changement climatique ».
Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de sensibilisation accrue aux enjeux environnementaux au Tchad, où les défis climatiques appellent des réponses concertées, durables et adaptées aux réalités locales.










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