L’IFT ouvre sa saison culturelle 2026-2027 en musique : Mawndoé Célestin fait vibrer N’Djamena avec « Le Rêve tchadien »

Ecrit par MEDD TV INFO

septembre 26, 2026

N’DJAMENA — L’Institut français du Tchad (IFT) a donné, vendredi 25 septembre 2026, le coup d’envoi de sa saison culturelle 2026-2027. Une ouverture placée sous le signe de la musique, de la création, de la diversité et surtout du partage, avec sur scène l’artiste tchadien Mawndoé Célestin, venu présenter son spectacle « Le Rêve tchadien ».

Dans le grand jardin de l’IFT, le public a répondu nombreux au rendez-vous. Dès les premières notes, l’atmosphère s’est transformée : sourires, chants, applaudissements, émotions et rencontres ont rythmé une soirée qui voulait célébrer bien plus qu’un simple concert.

La saison culturelle a été officiellement lancée au nom de l’ambassadeur de France au Tchad, Éric Gérard, par Gaétan Pellan, Conseiller au Service de coopération et d’action culturelle de l’Ambassade de France au Tchad, en présence notamment des partenaires culturels, des artistes, des journalistes et du public.

Une nouvelle saison placée sous le signe de la diversité

Avant de laisser place à la musique, la directrice déléguée de l’IFT, Clémence Denis, a souhaité la bienvenue au public et présenté les grandes orientations de cette nouvelle saison.

Elle a notamment insisté sur la volonté de l’Institut de poursuivre ses actions en faveur de la démocratisation culturelle, de l’inclusion et de l’accès à la culture pour tous.

Selon elle, l’IFT entend renforcer ses partenariats avec des espaces et promoteurs culturels dans les différents quartiers de N’Djamena mais également en province.

L’établissement souhaite aussi renforcer son soutien aux artistes et opérateurs culturels tchadiens, accompagner la structuration du secteur, encourager le réseautage et soutenir la création artistique.

« Car les artistes sont libres et leur voix doit être entendue », a notamment souligné la directrice déléguée.

La prochaine réouverture complète des locaux, après plusieurs années de travaux, doit également permettre à l’Institut de proposer une programmation pluridisciplinaire associant la jeune création tchadienne et des propositions artistiques venues d’ailleurs.

Gaétan Pellan : « La culture participe à cette nouvelle dynamique »

Représentant l’ambassadeur de France, retenu à Paris dans le cadre du Forum économique France-Tchad, Gaétan Pellan a officiellement lancé la nouvelle saison culturelle.

Dans son intervention, il a établi un parallèle entre les dynamiques économiques et culturelles qui marquent actuellement les relations entre la France et le Tchad.

Alors que les acteurs économiques des deux pays étaient réunis à Paris autour de nouveaux partenariats dans plusieurs secteurs, N’Djamena accueillait, au même moment, une autre forme de rencontre : celle de la création, de l’art et de la culture.

Pour Gaétan Pellan, économie, culture, éducation, formation, recherche, jeunesse et industries culturelles et créatives constituent autant de dimensions complémentaires d’une coopération renouvelée.

Il a également annoncé qu’un accord de coopération culturelle entre les ministères de la Culture de la France et du Tchad doit prochainement être signé, avec l’ambition de donner un nouveau cadre aux échanges entre institutions, professionnels et artistes.

Un Institut français appelé à devenir un lieu encore plus ouvert

La nouvelle saison marque également une nouvelle étape pour l’IFT après deux années de travaux.

L’ambition affichée est de faire de l’établissement un espace vivant, accessible et ouvert à différents publics : un lieu où l’on vient assister à un spectacle, découvrir un artiste, regarder un film, lire, apprendre, débattre, se former, travailler sur un projet, mais aussi simplement se rencontrer.

L’Institut entend par ailleurs poursuivre son accompagnement des jeunes talents, soutenir les initiatives et entrepreneurs culturels et favoriser les collaborations.

Une attention particulière devrait également être accordée aux provinces, avec la volonté de rappeler que la création artistique tchadienne ne se limite pas à N’Djamena.

Et pour ouvrir une telle saison, le choix de Mawndoé Célestin n’était pas anodin.

Avec « Le Rêve tchadien », l’artiste a proposé un spectacle tourné vers l’avenir, la créativité et les aspirations d’une génération qui souhaite raconter son pays à travers la musique.

Mawndoé Célestin et les voix qui ont surpris le public

Sur scène, Mawndoé Célestin a livré une prestation qui a rapidement créé une véritable communion avec le public.

Mais la soirée a également été marquée par plusieurs moments inattendus.

Parmi les plus remarqués, la présence d’une jeune artiste venue exceptionnellement de Moundou. Après avoir exprimé sur Facebook son souhait de participer à cette soirée, elle a finalement fait le déplacement.

Mawndoé Célestin lui a ouvert la scène et lui a permis de partager le micro avec lui.

Un geste simple, mais particulièrement symbolique : celui d’un artiste qui ouvre son espace à un talent encore peu connu.

Autre moment fort : l’intervention d’une ressortissante soudanaise venue elle aussi partager quelques instants musicaux avec le public.

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Dans un contexte où le Soudan traverse une grave crise marquée par la guerre et de profondes souffrances humaines, sa présence sur scène a donné à la soirée une dimension particulière.

À travers la musique, l’IFT est ainsi devenu, le temps d’une soirée, un espace de rencontre, de solidarité, de fraternité et de dialogue entre les peuples.

Quand Mawndoé Célestin partage la scène avec le député Takilal Ndolassem

La soirée a également réservé une autre surprise au public avec la présence de l’honorable Takilal Ndolassem.

Le député a rejoint brièvement Mawndoé Célestin sur scène, donnant lieu à un moment musical inattendu qui a contribué à l’ambiance festive de la soirée.

Ce passage, largement apprécié par le public, illustre une nouvelle fois la capacité de la musique à créer des passerelles entre différents univers.

L’IFT, un héritage culturel qui traverse les générations

Au-delà du concert, cette ouverture de saison était aussi l’occasion de revenir sur l’histoire de cette institution culturelle.

Bien avant de devenir l’Institut français du Tchad, le lieu était connu sous le nom de Centre culturel français (CCF).

Pour plusieurs générations de Tchadiens, le CCF puis l’IFT ont constitué un véritable carrefour culturel : concerts, projections cinématographiques, bibliothèque, contes, formations, rencontres et accompagnement des artistes y ont occupé une place importante.

De nombreux artistes tchadiens ont fréquenté cet espace au début ou à différentes étapes de leur parcours. Certains ont également bénéficié d’opportunités de formation, de rencontres et de mobilité à l’extérieur du pays grâce aux programmes et aux réseaux culturels développés autour de cette institution.

La bibliothèque, la médiathèque, les activités de lecture, les heures de conte et les espaces de parole ont également contribué à rapprocher la culture et la connaissance des publics tchadiens.

L’Arbre à palabre, les activités destinées aux enfants et les différentes formations proposées aux artistes et acteurs culturels ont participé à faire de l’institution un espace de transmission et de découverte.

Un hommage à une institution qui accompagne la culture tchadienne

Au fil des années, le CCF puis l’IFT ont accompagné l’évolution du paysage culturel tchadien, en offrant aux artistes des espaces d’expression, de formation, de diffusion et de rencontre.

Cet accompagnement s’inscrit également dans la promotion de la langue française et de la francophonie, notamment à travers la lecture, les bibliothèques, la médiathèque, les contes et les échanges culturels.

L’histoire de cette institution est donc intimement liée à celle de plusieurs générations de créateurs, lecteurs, spectateurs et amoureux de la culture au Tchad.

La nouvelle saison culturelle 2026-2027 apparaît ainsi comme la continuité d’une aventure commencée il y a plusieurs décennies, mais avec l’ambition de répondre aux nouvelles attentes du public et aux mutations du secteur culturel.

Une soirée pour rêver, mais surtout pour créer

Vendredi soir, dans le grand jardin de l’IFT, le public n’est pas simplement venu assister à un concert.

Il est venu vivre un moment collectif.

Des artistes confirmés, de jeunes talents, une voix venue de Moundou, une ressortissante soudanaise, un représentant de l’Ambassade de France, des responsables culturels, un parlementaire et un public venu nombreux se sont retrouvés autour de la musique.

C’est peut-être là que réside le véritable sens du « Rêve tchadien » présenté par Mawndoé Célestin : celui d’un pays qui raconte ses rêves par la création, d’une jeunesse qui cherche à faire entendre sa voix et d’une culture capable de rapprocher les différences.

En ouvrant sa saison 2026-2027 avec cette soirée, l’Institut français du Tchad a donc donné le ton : plus de création, plus de diversité, plus de rencontres et davantage d’espace pour les talents tchadiens.

L’aventure continue.

Et cette nouvelle saison culturelle promet déjà de faire de l’IFT, une fois encore, un lieu où l’on vient écouter, apprendre, découvrir, créer, partager… et rêver.

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