Le ministère de la Santé publique et de la Prévention annonce le renforcement de la surveillance sanitaire et des mesures de préparation face au risque de propagation de la maladie à virus Ebola. Dans un communiqué officiel signé le 23 octobre 2026 par le ministre Dr Abdelmadjid Abderahim Mahamat, les autorités appellent la population au calme, à la vigilance et à la responsabilité.

Le Tchad renforce son dispositif de veille sanitaire face au risque de propagation transfrontalière de la maladie à virus Ebola. Cette décision intervient après la confirmation, le 20 octobre 2026, d’un cas de maladie à virus Bundibugyo, responsable d’une forme de maladie à virus Ebola, à Abuja, au Nigeria, selon les informations rapportées dans le communiqué du ministère de la Santé publique et de la Prévention.
Dans son communiqué n° 001/MSPP/SE/SG/COUSP/2026, daté du 23 octobre 2026 et signé par le ministre de la Santé publique et de la Prévention, Dr Abdelmadjid Abderahim Mahamat, le gouvernement indique suivre de près l’évolution de la situation, en collaboration avec l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et les autorités sanitaires des pays de la région.
L’objectif est d’évaluer les risques pour le territoire tchadien et d’adapter les mesures de prévention et de préparation en fonction de l’évolution de la situation épidémiologique.
Un dispositif de surveillance renforcé
Face à cette situation, les autorités sanitaires tchadiennes annoncent plusieurs mesures destinées à anticiper une éventuelle menace. Le dispositif prévoit notamment le renforcement de la surveillance dans les formations sanitaires publiques et privées, au sein des communautés et aux principaux points d’entrée du pays.
Le Centre des opérations d’urgence de santé publique (COUSP) est également mis en alerte afin de coordonner la veille sanitaire, la préparation et le suivi de la situation.
Les autorités entendent par ailleurs vérifier la disponibilité des équipes d’intervention rapide, des équipes de soins, des équipements de protection individuelle et des fournitures essentielles.
La préparation des capacités de triage, d’isolement et de prise en charge des éventuels cas suspects figure également parmi les priorités. Le transport sécurisé des patients et des prélèvements, ainsi que l’accès au diagnostic de laboratoire, font partie des dispositions annoncées.
En parallèle, le ministère prévoit de renforcer les mesures de prévention et de contrôle des infections dans les structures sanitaires, tout en poursuivant la coordination avec l’OMS et les pays de la région.
Ebola : reconnaître les symptômes et adopter les bons réflexes
Au-delà des mesures prises par les autorités, la vigilance de la population demeure essentielle. Le ministère rappelle que la maladie à virus Ebola se transmet principalement par contact direct avec le sang ou d’autres liquides biologiques d’une personne malade ou décédée, notamment lorsque ces substances entrent en contact avec une peau lésée ou les muqueuses. La transmission peut également survenir par l’intermédiaire d’objets ou de surfaces contaminés.
Contrairement à certaines infections respiratoires, Ebola ne se transmet pas par l’air comme la rougeole, précise le communiqué.
Les symptômes peuvent apparaître entre deux et 21 jours après l’exposition au virus. Ils comprennent notamment une fièvre, une fatigue intense, des douleurs musculaires, des maux de tête, des vomissements et une diarrhée. Des saignements peuvent survenir, mais leur absence ne permet pas d’exclure la maladie.
Le ministère souligne qu’une prise en charge précoce améliore les chances de survie.
Toute personne présentant ces symptômes dans les 21 jours suivant un séjour dans une zone touchée ou un contact à risque est invitée à alerter immédiatement les services de santé, en précisant ses déplacements et ses contacts éventuels.
Dans l’attente des instructions sanitaires, il est recommandé de limiter les contacts avec d’autres personnes, d’éviter les transports en commun et d’appeler les services de santé avant de se rendre dans une structure de soins, afin de permettre une prise en charge sécurisée.
La prévention commence aussi dans les communautés
Le ministère recommande également des gestes simples, mais essentiels : se laver régulièrement les mains, éviter tout contact sans protection avec les liquides biologiques, le linge ou les objets appartenant à une personne suspectée d’être atteinte de la maladie.
Il déconseille formellement de manipuler le corps d’une personne suspectée d’être décédée de la maladie à virus Ebola.
Les autorités insistent aussi sur l’importance de la communication avec les communautés. Le signalement précoce des symptômes, le respect des consignes sanitaires et la diffusion d’informations vérifiées sont indispensables pour limiter les risques et éviter la propagation de fausses informations.
Dans ce contexte, le ministère appelle la population à privilégier les sources officielles et à éviter toute stigmatisation des personnes malades, des personnes contacts ou des communautés concernées.
Aucun cas au Tchad annoncé dans le communiqué
Un point essentiel mérite d’être souligné : la confirmation d’un cas au Nigeria ne signifie pas qu’un cas a été détecté au Tchad.
Dans son communiqué, le ministère précise que le suivi de la situation se poursuit sur la base des données de surveillance et des informations vérifiées. Il s’engage à informer régulièrement la population de toute évolution.
L’enjeu est donc de préparer le système de santé, de renforcer les capacités de détection et de réponse, tout en évitant la panique et la circulation de rumeurs susceptibles d’inquiéter inutilement les populations.
En attendant de nouvelles informations officielles, les autorités sanitaires invitent chacun à faire preuve de prudence, à respecter les mesures de prévention et à signaler rapidement toute situation suspecte aux services compétents.
Par ce communiqué signé le 23 octobre 2026, le ministre de la Santé publique et de la Prévention, Dr Abdelmadjid Abderahim Mahamat, réaffirme l’engagement de son département à protéger la population tchadienne et appelle à une mobilisation responsable de tous face à ce risque sanitaire.
Source : Ministère de la Santé publique et de la Prévention du Tchad, communiqué n° 001/MSPP/SE/SG/COUSP/2026 du 23 octobre 2026.
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