À N’Djamena, autorités et partenaires unissent leurs efforts pour sensibiliser et former face à la crise climatique

À N’Djamena, un message fort a été lancé : face au changement climatique, il n’y a plus de temps à perdre. Du 3 au 5 juin 2026, le ministère de l’Environnement, de la Pêche et du Développement durable organise un atelier national consacré à l’éducation environnementale, avec un objectif clair : renforcer les connaissances et éveiller les consciences dès aujourd’hui pour mieux protéger demain.
Derrière cette initiative, on retrouve une conviction partagée : l’environnement n’est plus seulement une question technique, mais une urgence humaine, sociale et éducative.
Une ouverture marquée par un appel à la responsabilité collective

La cérémonie de lancement a été présidée par le Secrétaire général adjoint du ministère, Youssouf Mahamat Adawi, en présence de plusieurs représentants du secteur de l’éducation et des partenaires internationaux, dont UNICEF.
Dans une atmosphère à la fois solennelle et engagée, les participants ont rappelé que les défis environnementaux ne sont plus lointains. Ils sont déjà visibles : sols appauvris, saisons perturbées, accès à l’eau de plus en plus difficile dans certaines zones du pays.
Former aujourd’hui pour protéger demain
Du côté du ministère de l’Éducation nationale, Ali Abdoulaye Mahamat a insisté sur le rôle central de l’école dans cette transformation.
Pour lui, l’éducation environnementale doit devenir un réflexe dès le plus jeune âge. Elle permet non seulement de comprendre les enjeux, mais aussi de changer les comportements au quotidien. « Protéger l’environnement, c’est protéger notre propre avenir », a-t-il rappelé, appelant à une mobilisation collective.
Les enfants en première ligne face au climat
Très attendu sur cette question, Ange Ayé-Aké a rappelé une réalité préoccupante : les enfants sont parmi les premières victimes du dérèglement climatique.
Au niveau mondial, des millions d’enfants subissent déjà les conséquences des catastrophes climatiques, et le Tchad figure parmi les pays les plus exposés. Inondations, sécheresses, insécurité alimentaire… autant de réalités qui affectent directement leur santé, leur éducation et leur avenir.
Pour l’UNICEF, investir dans l’éducation environnementale, c’est donc investir dans la protection des générations futures.
Un atelier pour transformer les idées en actions
Au-delà des discours, cet atelier vise surtout à agir. Il réunit des cadres de plusieurs ministères, des experts, des acteurs de la société civile et des partenaires techniques afin de réfléchir ensemble à des solutions concrètes.
L’enjeu est clair : intégrer davantage l’environnement dans les programmes scolaires, former les enseignants, et donner aux élèves les outils pour comprendre et agir face aux défis écologiques.
Un engagement qui dépasse les salles de formation
Au Tchad, les effets du changement climatique ne sont plus théoriques. Ils se vivent au quotidien. Et c’est justement pour cela que cette initiative prend tout son sens.
En misant sur l’éducation, les autorités espèrent semer des graines de changement durable. Des graines qui, demain, pourraient faire émerger une génération plus consciente, plus responsable et mieux préparée à défendre son environnement.
Car au fond, comme l’ont rappelé plusieurs intervenants, protéger la nature aujourd’hui, c’est simplement garantir la vie de demain.
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